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Raid 28

 

Une équipe composée raidlife a participé au fameux Raid28 : un raid orientation d'une centaine de kilomètre et sur 19h maximum. Une véritable épreuve nature et longue durée partagée en équipe.
Sylvain, Loïc, Sophie, Julien et Benoit ont parcouru 99km en 18h20 entre Houdan et Bur sur Yvette. Ils terminent à une belle 11ème place (sur 30 équipes engagées au départ) pour leur première participation.
Benoit et Sylvain vous livrent leur compte-rendu.

Une équipe Raid Life a participé au fameux Raid28 : un raid orientation d'une centaine de kilomètres et sur 19h maximum. Une véritable épreuve nature et longue durée partagée en équipe.

Sylvain, Loïc, Sophie, Julien et Benoit ont parcouru 100 km en 18h20 entre Houdan et Bures-sur-Yvette. Ils terminent à une belle 11ème place (sur 30 équipes engagées au départ) pour leur première participation.
Benoit et Sylvain vous livrent leur compte-rendu.

Compte-rendu de Sylvain

On se retrouve Loïc, Ben Soph et moi à Montparnasse direction Houdan, en passant par Orgerus Behoust (un patelin cher à Ben). Julien nous rejoint un peu plus tard au gymnase de Houdan où on se prépare tranquillement avec toujours les éternelles questions : combien de couches sur soi, combien de barres dans le sac, sous gants ou pas sous-gants...

Départ donné à 21h00 dans le gymnase où on touche notre beau livret de carte avec des "annexes", sortes de cartes énigmes qui serviront pendant la course. On met bien 5' à comprendre comment tout ça marche, puis on recopie les postes sur toutes les cartes suivant des définitions à la « raid 28 ».
38' plus tard (eh si…) on est parti et la course commence enfin. On tourne pas mal, on rattrape petit à petit les équipes qui font des erreurs d'orientation. Au bout de 10 km on sent bien que Ben n'est pas au top : maux de ventre, pas de jus, le pauvre va endurer ça jusqu'au 50ème (?). Malgré tout ça tourne bien dans l'équipe, Loïc pointe, Julien gère les cartes, je n'ai qu'à orienter sans trop me préoccuper du reste, c'est top. Julien nous rappelle de temps en temps qu'il faut manger et boire, et à chaque fois j'essaie de m'enfiler une compote ou une barre. J'ai quand même la pression pour ne pas faire de faute d'orientation car dans l'état où est Ben, impossible de faire des bornes de trop. C'est dur de voir son pote souffrir comme ça, toute l'équipe a essayé de le soutenir aux mieux, mais il n'y avait pas grand chose à faire à part attendre que ça passe. Loïc fait la stratégie secondé par Soph : barrière horaire à tel CP, telles balises vertes à prendre impérativement, et je fais le parcours en fonction des indications de M. Stratégie. Car c'est ça qui est chaud sur ce raid. Sur 19h de course, il n'y a qu'une barrière horaire imposée à 12h30, et une conseillée à 9h00 du mat, donc il faut faire gaffe ! L’orientation sur carte IGN se passe pas mal. Faut dire que les 2 tandems Loïc/Julien et Soph/Ben avait parfaitement reporté les postes dans le gymnase (tandis que moi je suivais vaguement - normal j'étais le capitaine, je fais bosser les autres et je réponds aux interview du cameraman :lol: )
On alterne sous bois et plaine entrecoupée de spéciales : 1ere spéciale au 30ème km où l'on met 10' à comprendre ce qu'il fallait faire. Si je vous dis carte aérienne en spirale de Bernoulli, ça vous parle ? Je vous expliquerai comment il fallait trouver des balises dans cette forêt de Beynes... On écourte car Ben est vraiment au plus mal, et le rapport bonus de balises sur cette section/temps d'interposte ne nous paraît pas favorable.
2ème spéciale sous forme de mémo/report (super idée - je vous expliquerai aussi...) puis on commence à rentrer dans le dur vers le 40/45ème km. Cool, maintenant c'est au mental, et il nous reste ... ah oui, à la moitié à faire…
J'ai un gros coup de fatigue avant la spéciale sur carte IOF de la forêt de Marly. J'avais d'ailleurs juré à Julien que cette spéciale allait être tranquille en orientation. Pfffff.... j'aurais du être plus modeste. On zappe une première partie car M. Stratégie commence à me mettre la pression pour la barrière horaire et c'est vrai qu'on avance pas bien vite... La 2ème partie est plus facile et on termine dans le timing autorisé par mon gestionnaire de course (sous l'oeil attentif de son assistante qui pour l'instant est la seule à ne pas avoir eu de coup de mou). Il est 8h00, on range les frontales, ça booste le moral de voir le jour apparaître !
Direction le château de Versailles sur une carte d'époque (échelle en toises...). Bon franchement pas très intéressant, d'autant qu'on pas reporté une seule balise correctement (là encore faudra vous montrer les def de postes pour le report...), mais on doit pas être bien malin car apparemment il y en a qui ont tout pris ! Ben je te rappelle que tu nous dois un coup sur ce coup là. On sort du Parc du Château de Versailles et là bing énorme erreur : j'ai mal recollé les 2 cartes IGN et Spéciale et on loupe le CP 12. Marche arrière, 3.2 km en plus à faire, là c'est dur... heureusement mes coéquipiers sont sympas avec moi...
Reste alors environ 25 km à faire, je vous fais pas un dessin : les jambes sont en bois, on commence tous à être vraiment fatigués. On zappe une spéciale (on a perdu la carte qui allait bien :probleme: , mais bon de toutes façons on veut tracer vers l'arrivée... Mes coéquipiers me demandent toutes les 10 minutes quelle distance jusqu'à la prochaine balise, il est temps qu'on arrive ! Julien s'accroche sur les derniers km alors que Ben a repris des couleurs depuis le levé du jour : il reparle, c'est bon signe.
On arrive en héros (ben ouais tiens) à Bures vers 15h20 et Cath est là avec les enfants, j'adore ces arrivées !

Bon voilà, c'était vraiment bien. Evidemment le parcours n'est pas exceptionnel, mais le fait de traverser la nuit en équipe de 5, c'est trop fort ! Ca m'a rappelé le Normand avec le Daron et Amandine.
Merci à mes coéquipiers qui ont tous assurés. Ben je sais pas comment t'as fait pour tenir, bravo, et merci de l'avoir fait. Julien a été mon porteur de carte et le pointeur sur certaines sections et reste toujours positif dans la difficulté. Loïc, alias M. Stratégie a trop assuré (pointage, stratégie, et des jambes !). Soph a tenu le road book pendant tout le raid pour m'annoncer les pénalités par balises et les définitions (ah oui au fait, finalement elle n'a jamais eu de coup de moins bien, c'est la seule, tu fais comment ?!!!) Quant à moi je répondais aux interviews en arrivant aux CP :mrgreen:
En plus même pas mal aux jambes aujourd'hui !!!

A refaire... :top: Merci Loïc, ça vaut le coup d'insister ;)

 

Compte-rendu de Ben

Donc le raid 28, je ne l'oublierai pas. Voici quelques éléments pour compléter les commentaires précédents.
D'abord le trajet en train, on a essayé de feinter avec Soph pour arriver à Houdan. :chut: Le jeu c'était de retenir le nom d'une gare en zone 5 pour tromper les contrôleurs. Pas évident car dans le coin les noms sont plutôt recherchés :ugeek:
Ensuite on a eu 2h30 de préparation. C'est un moment important où il faut faire des choix. On pèse les sacs, on voit ce dont on a besoin...Après beaucoup d'hésitations, je fais le mauvais choix mais je ne le savais pas encore : partir avec peu d'épaisseurs sur soi.
A 21h on recopie les postes avec Soph :sos C'est parfois un peu compliqué : l'angle du mur de la route des ah ah...
Bref, on part et pendant 10km je refais 10 fois mon laçage de chaussure. Non non je n'ai pas un toc. Mais par peur d'avoir des ampoules, je sers un peu trop mes chaussures.
Puis, avec le vent et les plaines à traverser, je prends froid. Mon ventre est bloqué, j'ai qq pb de transit et je me sens faible, malade. :ill
Mes coéquipiers bien dans leur course font le boulot sont bien organisés. Je jette un oeil sur la carte mais je comprends vite que je ne suis pas dans le coup. Je les suis sans trop participer. Les kilomètres ne s'enchaînent pas très vite, la course me paraît très longue et mes coéquipiers gèrent la course et se relayent pour me soutenir. Je me raccroche à leurs paroles très réconfortantes. Tout se complique lorsque le sommeil me vient à partir de minuit environ. Je passe mon temps à bailler. Je subis alors la course d'un oeil : un peu comme quand on vous ramène bourré d'une soirée. Vous vous laissez guider avec un oeil à demi ouvert pour vous assurez que vos potes vous ramène bien chez vous. :crazy: Je me vois tenir le sac de Soph, marcher à côté d'elle et fermer les yeux pour me reposer. Je m'accroupis dès que je peux pour souffler. A l'approche du CP7, je dis à Julien que le mieux c'est de m'arrêter, pour éviter de me faire mal et pour arrêter d'être le boulet de l'équipe. Julien me soutien encore (et me prête son excellente veste décath, Soph me dit que je ne ralentis pas le groupe, Loïc me fait croire qu'on va marcher à partir du CP11 (coquin) et Sylv me dit que ça ne peut que mieux aller après et que ça ne va pas durer). Nous arrivons au CP7. Deux personnes nous accueillent dans un petit village. La dame porte un chapeau assez bizarre :?, je me dis que je vais trouver le temps long si je m'arrête... ;) . Après une petite pause, on repart et je me rends compte que mes jambes ne sont pas encore dures. J'essaie alors de pousser un peu plus loin. Je cherche alors à m'économiser pour repousser l'apparition des signes de fatigue. On traverse des forêts, on voit des balises (enfin pas moi), je remange, je bois et je suis le groupe. :run . Nous arrivons alors au CP juste avant la forêt de Marly (enfin je crois). On décide de manger avant d'attaquer la CO. On est dans le vent et je mange mon premier sandwich jambon fromage. Que du régal ! On se pose 15' environ et Julien commence à prendre froid mais il ne me demande sa veste. Ca me sauve ! :bow . A ce moment là, je me rends compte que la course va se durcir pour tout le monde et que je ne dois pas rester centré sur moi. On fait la CO, on court beaucoup, mais Sylv gère l'orientation. Loïc et Julien pointent les balises, Soph gère le road book.
Nous poursuivons notre course et je vois le ciel s'éclaircir de plus en plus. Le jour commence à se lever. Je peux vous dire que je n'ai pas mis beaucoup de temps à éteindre ma frontale. C'est comme un poids qui s'évacue. Je retrouve qq sensations et une meilleure visibilité. La fin du raid me semble encore assez loin, mais je sais que le plus dur est passé. :yeah
Prendre la pénalité de l'eau, enchaîner les CP, les km et courir dans les jardins du château de Versailles me renforce dans l'idée d'aller au bout (sacrés jardins ou plutôt satanés jardins avec des balises bien planquées... le petit aller retour de Sylv est dû en grande partie à la complexité des déf de postes...). On se met à enchaîner les CP en trainant un peu la patte parfois mais nous arrivons à avancer convenablement pour éviter d'être inquiétés par les barrières horaires. Nous arrivons 2ème au temps et nous sommes accueillis par la Cath et ses enfants. Le reste c'est du bonheur ! :sun
Merci à mon équipe sans qui je n'aurais pu vous raconter la course jusqu'au bout. :thx :thx :thx

Merci aux organisateurs du Raid 28 pour la course et leur bonne humeur.
Merci pour la météo qui aurait pu m'être fatale.